Lorsque je pénétre dans le bureau de Sabine, j'en prends plein les yeux. Ici tout est magnifique. On se croirait presque dans une de ces séries américaines. Enfaite c'est comme si je pénétrais dans le bureau de Carry Bradshow ... Au milieu de la piéce se trouve un énorme bureau blanc, recouvert de papiers , de couverture de magazines, des crayons, de tissus de diverses matiéres, de livres, etc ... Sinon, le reste de la piéce est occupé par du matériel ultra hight tech. Il y a un ordinateur ultra équipé, des spots et parapluie pour les shootings, des apareils photos en veux -tu en voilà ...Bref c'est ... MAGNIFIQUE !
J'ai du mal à réaliser que dans quelques heures je vais faire ma premiére interview. Tout à l'heure encore je pensais que j'allais étre renvoyée, et je m'imaginais déjà entrain de servir des frites à Mc Do. Je ne pensais pas que mon avenir allait basculer en quelques minutes. Dans quelques heures je serais fixée sur mon avenir, car c'est grâce à cette interview que je saurais si oui ou non, je suis faite pour une vraie carriére journalistique. Je suis assez nerveuse d'ailleur. Mais paradoxalement, je suis super excitée. J'ai hâte de pouvoir me glisser dans les coulisses, jai hâte de voir Sabine à l'oeuvre. Je suis tellement impaciente que j'en ai les jambes qui tremblent, j'ai des frissons dû à l'adrénaline, et les mains moites, mais ça c'est dû plus au strésse qu'a autre chose.
C'est un bruit super strident, qui me sors de mes pensées. Je sursaute éffrayée et me retourne pour faire face à une femme, d'une trentaine d'années, blonde, avec deci dela quelques méches verte, super bien habillée. Je la regarde poser en équilibre assez précaire une pile de carton, puis elle se précipite sur moi un grand sourire aux lévres.
Sabine : Salut ! Je suis Sabine. Je supose que tu dois étre Camille ?
moi : Oui, enchantée.
Sabine : Je suis contente de te rencontrer enfin. Tout le monde parle de toi ici.
Moi : C'est vrai ?
Sabine : Ouais ! D'après ce que j'ai entendu dire, t'es une surdouée des langues ?
Moi : Non, pas vraiment.
Sabine : C'est bien toi qui a fait toutes les traductions depuis ces trois derniéres semaines ?
Moi : Oui.
Sabine : Wouah tu m'épates. Mais comment tu fais pour parler autant de langues ?
Moi : Euh ... C'est compliqué. Ma famille est originaire de plusieurs pays du coup j'ai appris grâce à eux. Le reste je l'ai appris grâce à mes déménagements et à l'école.
Sabine : Et tu parles combien de langues au juste ?
Moi : Si on comptes le français , 6.
Sabine : Mon dieu !!! Et dire que moi j'ai dû mal rien qu'avec l'anglais. Et sinon ça va ? Préte pour l'interview ?
Moi : Pas vraiment.
Sabine :C'est vrai ? pourquoi ?
Moi : C'est la prémiére fois que je vais faire ça. Du coup j'ai peur de ne pas être à la hauteur et de tout faire foirer.
Sabine : Mais non, t'inquiétes je serais avec toi. T'as aucun soucis à te faire.
Moi : C'est gentil.
Sabine : Bon ... va falloir qu'on y aille. T'es prête ?
Moi : Oui oui. Je vous suis.
Sabine : Tu peux me tutoyer, si tu veux. Parce que quand tu me dis "vous", j'ai l'impression d'étre une vieille peau.
Moi : D'accord, y a pas de problème.
Sabine : Cool !!! Let's go poulette.
Je la suis jusqu'à sa voiture.Nous descendons les 8 étages du bâtiment, puis marchons pendant à peu près 15 minutes avant qu'elle ne démarre. Sabine me fait la conversation, elle me parle de tout est de rien, me pose des tas de questions sur moi, sur ce que j'aime ou pas, sur ma vie. Elle me parle de sa vie sentimentale, de sa famille, ses fréres et soeurs, du boulot. Nous parlons mode, maquillage, garçons, cinéma ...bref de tout et de rien.
J'aime bien cette fille, peut être parce qu'elle me traite comme une futur journaliste et non comme une gamine insignifiante. Elle est très différente des autres, qui me prennent de haut et qui me juge sans me connaître. Sabine, m'apparait comme quelqu'un de très naturelle, de sincére, qui s'intérésse vraiment à toi. C'est le genre de fille qui a le don de te mettre à l'aise, de dérider l'ambiance en un rien de temps, et avec qui tu peux aborder tous les sujets. Je pense que c'est l'une des rares filles de la boite que je regretterai...
Nous continuons de parler jusqu' a ce que la conversation dévie sur le sujet du jour : Tokio Hotel.
Pour tout vous dire je ne suis pas vraiment une de leurs fans. Je ne suis ni une pro TH, ni une anti TH. Je suis juste, Camille. Qui ne les écoute pas, à cause de tout cet angouement médiatique et de toute ces filles hurlantes. Mais je sais quand même de deux trois trucs sur eux. Il faut dire qu'avec ma soeur, difficile de passer à côté du phénomène. Elle m'en raconte de bien bonnes sur cette fillettes pleines d'espoir, qui rêvent toutes de finir avec l'un deux, et d'avoir une tripotée de gosses avec un look aussi délirant que celui de leur pére.
Mais la vérité dans tout ça, c'est que je suis déjà aller à l'un de leur concert. J'ai accompagné des amies à celui ou le chanteur a eu un problème avec sa voix. J'avoue qu'au départ je m'étais préparée à assister à un concert pour jeune pré-puberts en rute. J'avais une image péjorative et très négative de ce groupe, je m'imaginais les évanouissements tant filmés par les reportages, je me préparais à ce que mes tympans soit défoncés par des cris strident, qu'on me tire les cheveux, qu'on déchire mes fringues, et tout un tas d'autres choses dont on me mettait en garde. Le problème est que je me fie trop aux médias et à la presse écrite. J'aurais dû chercher plus loin, mais l'atitude de ces filles, ne m'insitais en rien à m'intérésser à ce groupe. Tout ce monde me paraissait tellement superficiel !
Mais après avoir passé une journée d'attente en compagnie de ses filles, j'eu soudain le regret de ne pas m'y être intérésée. Elles avaient l'air ... passionées. Pas comme les filles des reportages, et encore moins comme toutes ces petites du collège. Elles étaient ... Normales. Mais passionées.
La journée fut très intéréssante, j'ai découvert que les filles étaient adorables, et très conviviales. J'en suis même venue à me demander si ce groupe d'ados dont je m'éloignais le plus possible, n'était pas si mal que ça, finalement.
Puis vient l'heure de rentrer. Tout s'agita d'un coup. C'est comme si on sentait lque les choses se rapprochaient, et je fus excitée par cette chose qui ne me passione même pas. L'heure d'entrer enfin arrivée, je dûs faire le sprint de ma vie, selon mes amies. Je courus le plus vite possible, malgrè la foule, et les gens de la sécurité qui nous disaient de ralentir. Heureusement grâce à toutes les groupies qui s'étaient ruées sur les articles mis en vente, nous nous sommes retrouvées assez près, à droite de la scéne. Puis le concert à commencé, et à ce moment là toutes les filles sont tombées comme des mouches. Enfin ... Pour un concert s'en fut un. Malgrè le fait que je sois altruiste en ce qui concerne ce groupe, je me suis éclatée comme une folle. J'ai danser, chanté, ris... Et les choses ont pris fin. Nous sommes parties avant la fin officielle puisque le chanteur était aphone. Depuis, ma bréve expérience avec Tokio Hotel n'a jamais était réitérée, j'ai échappé au syndrôme de la Fanattitude, et repris ma vie normalment. J'en garde tout de même un bon souvenir, mais basta. Pour moi, ce n'est rien de plus qu'un groupe comme les autres. Ils m'ont bien divertis le temps d'une soirée, c'est tout.
Après 45 minutes de voiture et quelques difficultés pour ce garer, nous arrivons enfin devant la salle de concert. Je retrouve la bande fans hystériques que j'avais laissée il y a maintenant 5 mois de ça. Tandis que Sabine et moi remontons la marrée humaine, j'observe la queue me parait interminable.
Toutes hurlent dans tout les sens, elles se poussent pour étre le plus près possible, pour pouvoir les aperçevoir, pour avoir la chance de faire une photo avec le beau Bill, pour avoir un petit sourir timide de Gustav, un autographe de Georg, ou encore pour avoir la chance de donner son numéro de portable à Tom. Un cri ou plutot des centaines de cris plus aïgue que les précédent, nous indique qu'ils arrivent. En effet une voiture aux vitres fumées passe devant elles et s'arrête à quelques métres d'une petite entrée protégée par une vingtaine de gros steack. A ce moment là, je vois sortir une tignasse de cheveux noir coiffé avec un pétard , une casquette de bassball, des cheveux impeccblement lissés et des dreads. Tous saluent leus fans à coup de grands sourie et de grands geste. L'hystérie est à son comble.
D'un coup Sabine se stoppe et passe à mon cou, se qu'elle apelle son arme secrete, nous permettant l'accès au paradis. En réalité, il s'agit tout simplement de carte de Press. Ensuite elle attrape ma main et me tire vers l'avant. Nous essayons tant bien que mal d'arriver jusqu'à l'entrée en jouant des coudes mais les fans ne sont pas vraiment d'humeur à nous laisser passer. Nous avons droits à pas mal d'insultes, mais dès que Sabine crie : " Laissez nous passer. Nous sommes journaliste, nous avons des pass !!!".
Là, des regards noirs se posent sur ma petite personne. Je sais qu'à ce moment précis, je suis THE fille à abattre, parce que je suis celle qui aura la chance de les rencontrer en privée. Je suis, ce sur quoi ils poseront les yeux.
Si je m'attendais encore à un accueil chaleureux, comme lors de leur dernier concert en France. Il est clair, que cette fois, il n'en sera pas de même.
A cet instant, ma main jusqu'alors dans celle de Sabine se perd parmis ce troupeau de fans ! Troupeau, ouais ... Car je ne peux malheureusement pas employer un autre terme. Elles se ruent toutes sur moi, je sents les poids de leurs masses s'abattre sur moi de toute part. Elles tirent mes cheveux ,mes vêtements, platent leurs ongles dans ma peau ...Puis je finis projetée au sol. Je ressents une vive douleurs lorsque ma tête tombe avec fracas contre l'une des barres en fers. J'ai mal. J'ai peur. L'air est irrespirable, je sents mon rythme cardiaque s'accélérer, l'air qui ne parvient presque plus jusqu'a mes poumons, je suffoque. J'ai chaud puis très froid , j'ai l'impression que ma tête va d'exploser, mes paupières sont lourdes. La douleur est si intense que je n'ai plus conscience de rien. Je n'entends plus que des cris, ne sents plus que des coups, puis ... plus rien !
Quand je rouvre les yeux, je ne distingue vaguement une silhouette qui me semble être celle d'une femme. Sabine ? Les lumières m'aveuglent. J'ai mal partout. Je ne me souviens de rien. Ou est-ce que j'ai atteris ? Qu'es ce que je fous là ? Es-ce que je suis morte ? Brusquement je suis tirée vers l'avant , ma joue prend contact avec se qui me semble étre de la chair humaine et une délicieuse odeur envahit mes narines. Je reviens à la réalite. Je suis dans une piéce inconnue, assise sur un sofa. Sabine est de nouveau là.
Sabine : Mon dieu, ça va ???
Moi : ...
Sabine : Qu'est ce qui c'est passé, ma chérie ? J'ai eu tellement peur ! Pourquoi tu as lâché ma main ?
Moi : Hein ? Euh ... Je sais pas ! Elles m'ont tirées vers elles et ...Je suis ou ? C'est quoi ce truc collé sur le front ?
Sabine : Shuuut ...T'enerves pas, ce n'est qu'un pansement. Tu ne te rapelles de rien ???
Moi : Je me souviens que ... Ben elles se sont excitées après moi. Je suis tombé et jme suis claqué la tête super fort contre truc. Après j'arrivais plus à respirer, et je crois que je me suis évanouie.
Sabine : Ouis c'est à peu près ça. Ecoutes, maintenant ça va , tu es en sécurité. En faite d'après ce que j'ai pu comprendre. Tu aurais fais une crise de spasmophilie, tu es tombée par terre, d'ou les points de sutures sur ton front.
Moi : Les quoi ????
Sabine : Points de sutures ! Heureusement un pompier ta vu et il est venu à ton secours. Apparement tu n'as rien de grave. Il faut simplement que tu évites de trop t'activer et que tu te reposes.
Je t'ai appelé un taxi, pour que tu puisses rentrer chez toi, je me débrouillerai seule. je dirais ce qui c'est passé à la sorciére, elle comprendra .
Moi : Non non non, je veux rester ici.
Sabine : Camille, mieux vaut étre prudent. Je ne voudrais pas que tu me clamses dans les bras à cause de ces abruties de fans hystériques.
Moi : S'il te plait Sabine !!! Je me sents beaucoup mieux.
Sabine : N'insitse pas. J'ai eu super peur pour toi. C'est trop risqué. Les pompiers ont dit qu'elles ne t'avaient pas ratées. Quelques minutes de plus et ça aurait pu mal finir.
Moi : Peu importe. C'est peut étre ma seule chance de faire une interview avant la fin de l'été, alors je ne vais pas laisser cette bonde cinglées me la gâcher. Donc je reste, je me sents beaucoup mieux. Puis de toute maniére, sans moi tu ne peux rien faire. Donc je vais gentiment rester ici et je ferais les traductions.
Sabine : Bon ... ça marche. Mais je te préviens tu restes calme, et si je vois que tu vas mal, je te renvois chez toi illico presto.
Moi : Promis. Merci !!!
*Je me jette sur elle, la prends dans mes bras et la serre de plus fort possible pour le témoigner ma plus grande gratitude*
Sabine : De rien poulette ! Bon je t'explique, actuellement ils sont entrain de faire leurs balances. Après ils feront le Meet&Great avec les gagnantes du concour, et là qu'il va falloir installer tout le matériel, car ils viendront directement pour faire le shooting et l'interview.
Moi : Ok.
Sabine : Bon ... Tu me laisses faire d'accord, je ne veux pas que tu te fatigues trop.
Moi : Oui, je serai bien sage ne t'inquiétes pas. Arrêtes de t'inquiéter pour rien, je le sents bien.
Sabine : J'espére que tu dis pas ça juste pour me faire plaisir.
Sur ce, Sabine se léve et me tend la main.Une fois lévée à mon tour, nous nous dirigons vers la salle de concert. Une fois à l'intérieur, je constate avec surpirse à quel point c'est immense.On ne dirait pas, lorsue la salle est pleine, mais c'est vraiment gigantesque. Toutes les lumiéres sont éteintes, la salle est vide. Nous avançons dans la fosse, le long des gradins. Je m'arrêtes un instant pour les regarder.
Sur scéne, je vois le groupe entrain de répéter. Il y a des câbles de partout, des instruments à droite à gauche, des personnes du staff qui installent les derniers élements du décors. Tout à centre, il y a Bill dans sa petite veste orange qui chante les premiéres note de "Wo sind hände eure ". Du coté droit Tom amuse la galerie en se faisant sa guitare, en arriére fond Gustav s'éclate sur sa batterie, et sur la gauche se trouve Georg concentré sur sa basse, et faisant voler ses cheveux façon : L'Oréal parce qu'il le vaut bien !
Je sents que quelq'un tire sur mon bras. En tournant la tête je constate qu'il s'agit de Sabine. Elle a pour effet de me ramener à la réalité. En les regardant, c'est comme si tout s'était arrêté, comme si j'avais tout oublier. Malheureusement, la pression excercée par Sabine, à pour cause de me faire angoisser. Je la regarde remuer les lévres. Elle cherche surment à me dire quelque chose, mais je ne comprends rien, je me contente de la suivre. La peur m'envahit ...
Nous nous rapprochons du lieu-dit. De la salle ou nous allons les recontrer. Nous ne sommes plus seules. Deux gardes du corps nous accompagnent. Et deux autres personnes ce sont jointent à nous. Une petite femme blonde, toute maigre, assez jolie portant un nombre incalculable de sac. Ainsi q'un homme d'envrion 30ans, brun, grand, bien bâti. Nous suivons la troupe. Tous ont l'ai détendus, y compris Sabine. Moi, je me contente de les observer, me faisant de plus en plus de soucis à mesure que j'avance. J'ai peur de me retrouver face à eux, face à leur célébrité, sans même pourvoir leur mentir sur ma pseudo FanAttitude. C'est pas que je ne les aime pas, mais je n'ai pas leurs Cd, ni la housse de couette à leur éffigie, et encore moins le Tampax Tokio Hotel.
Nan, moi je n'est rien, si ce n'est un concert à mon actif. J'en suis génée. Génée d'être ici. Moi, qui ne les méritent pas.
Peu importe, je n'ai plus vraiment le choix. Mon Allemand me sauvera peut étre ...